INTERVIEW

Au fait, j’ai été interviewée par Sybil cet été !
Elle tient le blog https://unbrindesyboulette.wordpress.com.
Un blog, à rajouter sur sa liste, que je suis avec attention pour la qualité et sincérité de ses avis livresques.

Découvrez l’interview juste ici 👇

Merci Isabelle d’avoir accepté de répondre à mes questions!

Merci Sybil pour cette interview. J’ai répondu à tes questions comme si tu étais assise en face de moi !

-Mais qui est Isabelle en fait?

 Je m’appelle Isabelle, j’ai eu trente ans et trois enfants il y a déjà quelques années Après mon diplôme de Neoma Rouen et un passage à l’université au Mexique, j’ai travaillé dans l’univers de la communication dans de grandes entreprises françaises puis dans l’écosystème des startups.

J’ai écrit mon premier poème à sept ans sous mon casque sèche–cheveux (il était question de renards et de vin blanc…), puis j’ai tenu (très) longtemps un journal intime. A l’adolescence, le facteur était la personne la plus importante de ma vie, puisque grâce à lui j’entretenais des relations épistolaires amicales, platoniques ou enflammées « dépêche–toi, petit facteur car l’amour n’attend pas ».

Mes premières chroniques à l’adolescence (que je n’ai jamais partagées, Instagram n’existait pas) étaient rédigées sous forme de fiches avec deux rubriques phares : « comment j’aurais préféré que ce livre se termine » et « le personnage que je n’aimerais pas être dans la vraie vie ».

J’ai assouvi pendant des années ma passion pour l’écriture le jour à travers la communication et ma passion pour la lecture la nuit.

En mars 2019, j’ai décidé de me consacrer pleinement à l’écriture.

-Pourquoi écris-tu ? 

Depuis que j’ai auto publié mon roman, je me dis qu’il faut absolument que je trouve une réponse à cette question qui revient très souvent mais en fait j’écris car j’aime écrire et que je me sens à ma place quand j’écris…

Si je dois parfaire cette réponse, je dirais que j’aime par-dessus tout créer des personnages, rentrer dans leur peau, comprendre leurs mécanismes, ressentir leurs émotions et les retranscrire…

-Tu as décidé de te consacrer pleinement à l’écriture. Où en es-tu à ce jour ?

J’ai effectivement décidé de me consacrer pleinement à l’écriture depuis mars 2019.

J’ai publié ce premier roman en juin 2019. Je suis actuellement dans l’écriture du numéro deux que je prévois de sortir au printemps 2020. Et j’ai déjà l’idée du numéro 3 pour le printemps 2021.

Et ensuite je ferai un bilan ;(

-Pourquoi le choix de l’auto-édition pour ton roman « C’était un accident » ?

Parce que l’opportunité de le publier avec une maison d’édition ne s’est pas (encore) présentée et j’avais envie qu’il sorte de mon tiroir pour partager cette histoire avec des lecteurs et avoir leurs ressentis.

L’auto édition est une belle aventure qui m’a permis de faire des rencontres incroyables avec d’autres auteurs et être responsable de A à Z de son livre est finalement très excitant. J’ai choisi Librinova parce que je voulais proposer mon roman en numérique et en papier sur l’ensemble des sites et pour leur plateforme éditeurs.

-Parle-moi de ton roman en quelques mots.

 Sais-tu que je me suis aperçue que les lecteurs en parlaient finalement beaucoup mieux que moi  ?

C’est un « roman de vie », une tranche de vie d’une adolescente de quatorze ans dont la vie va basculer suite à un accident. En tentant de comprendre les circonstances de l’accident, elle partira aussi à la rencontre d’elle-même.

-Pourquoi avoir pris comme thème du deuil au moment de l’adolescence ?

Connais-tu cette phrase « Tout ce qui nous ne tue pas nous rend plus fort » ?

Je n’ai jamais compris ni aimé cette phrase que je ne trouve d’ailleurs pas vraie. En ce qui me concerne, je dirais « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend différent, peut nous inspirer et nous donner un point de départ pour écrire ».

-Sans en dire trop, comment t’est venue l’idée de Spring ? (Dans ma chronique je ne dis pas qui est Spring, ni sa fonction)

La réponse à cette question va être difficile sans spoiler l’identité de Spring  Disons que dans mon ancien métier, (directrice du startup studio #LaPiscine), j’ai côtoyé l’univers de Spring que je trouve fascinant. Pour finaliser sa « construction », j’ai eu des échanges avec des personnes qui pourraient l’imaginer. Spring remplit une fonction dans ce roman. Il est le fil qui relie Prune à l’être disparu. Il permet de mettre en évidence l’amour inconditionnel. Il ancre aussi l’histoire dans une époque contemporaine. (J’aurais aimé t’en dire plus…)

-J’ai vraiment eu la sensation de lire le journal intime de Prune. C’est l’effet voulu ?

Oui, je voulais, à travers ce choix d’écriture, embarquer la lectrice (ou le lecteur) au plus près du personnage, qu’il rentre dans la peau de Prune et qu’il vive l’histoire comme elle la vit elle.

-Il t’a fallu combien de temps pour écrire ce roman? Depuis l’idée qui a germé dans ta tête au point final?

Quelques années avec des pauses, le temps de combiner l’écriture, un travail et trois enfants. Je dirais un an pour l’écriture et deux ans pour la ré-écriture.

-Quand tu écris, as-tu déjà un plan bien défini ou est-ce que tu vois au fur et à mesure de la rédaction?

J’ai d’abord des carnets avec des idées, en vrac, des réflexions sur la vie, des anecdotes et des profils de personnalité. Je fais ensuite un plan précis sur une feuille avant de commencer l’écriture sur ordinateur. Et lorsque j’écris, je suis mon intuition et j’apporte de nombreuses modifications. Pour moi, la créativité s’épanouit dans un cadre.

-Comment vois-tu tes lecteurs? Quels rapports entretiens-tu avec eux?

Je suis touchée (et aussi surprise) par l’accueil que les lecteurs (et les blogueurs) ont réservé à mon livre d’autant qu’il est auto édité…

J’avoue que certains messages me font briller les yeux. Je ne pensais pas que les échanges seraient aussi forts et intenses ni que les lecteurs prendraient autant de temps pour écrire leurs ressentis et leurs encouragements. C’est un vrai moteur. J’ai hâte de les rencontrer lors des séances de dédicaces. J’avoue parfois ne pas réussir à trouver les mots pour les remercier. Je me dis que la plus belle manière de les remercier serait de progresser dans l’écriture et d’écrire un prochain livre à la hauteur de leurs attentes… MERCI.

-Comme lectrice, tu as des préférences de genres littéraires?

Je suis assez éclectique.

J’attends d’un roman qu’il m’embarque loin de la réalité et si en plus j’apprends quelque chose, c’est la cerise sur le gâteau. Je suis plus intriguée par des tranches de vie et des personnalités que par des rebondissements, mises en scène ou descriptions…

Par contre, je ne peux pas lire les romans qui font peur et m’empêcheront de dormir ni ceux qui sont trop difficiles émotionnellement. Je n’ai par exemple jamais pu finir « une chanson douce » de Leila Slimani (je sais ).

-Un conseil lecture pour l’été?

C’est tellement difficile de me restreindre à un !

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Sous le soleil de mes cheveux blonds d’Agathe Ruga

Raisons obscures d’Amélie Antoine

Traverser les orages de Lucile Caron Boyer

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

(Les autrices françaises ont du talent !)

-Un dernier mot?

Ahah

Rire parce que je crois que c’est une des clés pour affronter la vie. D’ailleurs, j’espère que mon roman est aussi drôle qu’émouvant ou l’inverse.

J’aime cette phrase « Le rire, comme les essuie glaces, permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie ». Elle est de Gérard Jugnot (oui j’ai osé). Je l’ai choisie car elle aurait pu être de Mathilda…

Et aussi MERCI parce que sans toi Sybil pour parler des livres (et des auteurs) et sans vous pour les lire, je ne serais pas là aujourd’hui.

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